Mes Voyages, Thaïlande

Mon expatriation en Thaïlande

Bangkok

Me revoilà à Bangkok, où j’ai décidé de sauter le pas de l’expatriation pour plus d’un an. J’ai été embauchée par la boîte qui m’avait prise en stage pendant mon année de césure. J’ai donc posé mes valises – ou plutôt mon sac de 70L – dans le royaume de Siam. Aucun regret d’avoir quitté Paris pour Bangkok. Même si cette grande mégapole asiatique peut en rebuter plus d’un : pollution, bouchons, chaleur écrasante… La qualité de vie qu’on y trouve en font une plutôt bonne destination d’expatriation. 🇹🇭

 

Expatriation : nouveaux repères, nouvelle culture

Enfin on y est, ce moment tant attendu de la fin de mes études pour rentrer dans la vie active! Une page se tourne pour en écrire une autre, et elle s’écrira à Bangkok. Ici, pas d’agressivité ni le stress qu’on trouve à Paris dans les rue, dans le métro, ou le RER. Il n’y a pas non plus les petites terrasses mignonnes des cafés parisiens, qui je l’avoue, me manquent un peu quand même ici.

Ahhh, Bangkok, cette immense ville qui bouillonne jour et nuit, au climat tropical, à l’air parfois pollué… Mais aussi, Bangkok, cette ville peu chère, ses stands de food, ses temples, ses autels bouddhistes à chaque intersection de rue. Bangkok, c’est une ville de contrastes, où les gratte-ciels cohabitent à côté des maisonnettes thaïes, où la masse de touristes se fond avec les locaux, les chauffeurs de moto-taxis fous, les shops de massage, les petites gargotes de rue, les boîtes de nuit, les centres commerciaux. C’est tout ça Bangkok. Et on peut dire que c’est un joyeux bord**!

Quand on arrive comme moi à Bangkok pour y vivre un an, on remarque, au-delà de cette première impression de façade, des différences culturelles subtiles. Je n’ai pas eu de choc culturel à proprement parler, mais j’ai plutôt remarqué des attitudes, des manières d’être et de communiquer différentes des codes que je connaissais. Au début, je ne les ai pas toutes comprises.

Parmi ces différences culturelles, il y a le « jai yen » qui signifie « cool heart », c’est-à-dire ne jamais s’énerver et ne pas « perdre la face ». Il faut savoir que s’énerver est très mal vu aux yeux des Thaïlandais, et le calme et la patience sont très fortement appréciés. Ici quand on s’énerve, on n’obtiendra jamais ce qu’on voudra. Pire encore, cela coupera toute possibilité de négociation ou communication avec la personne thaïe en face de vous. Le calme et le sourire sont donc de mise quelque soit la situation :). Le « kreng jai » est aussi un trait culturel qui peut dérouter quand on arrive ici. C’est difficile à traduire en un seul mot, mais c’est le fait de rester humble, poli, de ne pas exprimer son opinion personnelle par considération pour autrui. Ce concept de « kreng jai » peut être frustrant en tant qu’occidental, parce que les thaïs ne vont jamais répondre négativement ni dire ce qu’ils pensent vraiment. Ils opteront our un hochement de tête et diront un oui plutôt qu’un non, par peur de froisser l’autre. Donc un sourire ou un « oui » ne signifient pas forcément l’approbation ou la compréhension. Le fait de ne jamais répondre negativement est à double tranchant : d’un côté, c’est plutôt agréable car personne ne râle/se plaint ici; mais d’un autre côté, c’est frustrant quand on veut avoir une vraie conversation profonde ou qu’on demande son avis à l’autre. On ne sait jamais vraiment ce que les Thaïlandais pensent vraiment !🤔

 

Bangkok

Le coût de la vie en Thaïlande

Ici, le coût de la vie est abordable, bien plus qu’à Paris. Deux villes complètement différentes, avec chacune leurs atouts et leurs points faibles. Se loger à Bangkokest d’une facilité déconcertante : pas de preuves de financement à fournir, ni de dossier à monter. Seulement une caution et un mois de loyer à payer en avance. Et il y a tellement de choix qu’on ne sait même plus quoi choisir ! L’offre est clairement supérieure à la demande. Les prestations sont aussi appréciables, puisqu’au lieu de se trouver dans une chambre de bonne de 12m2 sans ascenseur, ici la plupart des « condominiums » ont piscine, salle de sport, sécurité 24h/24, voire saune pour certains.

Pour les prix, ça varie de 100€ et 600€ par mois. En fait, tout dépend du quartier : si on choisit de rester dans un quartier d’expat à Sukhumvit tel que Asok ou Thong Lo, le loyer se rapproche quasiment des prix qu’on trouve en France. Moi j’ai fait le choix de m’excentrer un peu plus vers l’est de Bangkok, à On Nut. Là je paie 13,000 Bahts (environ 320€) pour un 26 m2. Je suis au 19ème étage, avec une piscine bien sûr et une salle de sport :).

Donc selon le quartier qu’on choisit, les prix peuvent varier du quitte au double. Autre critères qui influencent le prix : si votre condo est proche du skytrain et s’il a été construit récemment. Plus il est ancien, moins il sera cher.

Niveau nourriture, la street food de Bangkok tourne autour de 1 à 3€. L’avantage : ça fait gagner du temps, c’est frais et c’est fait sous nos yeux. Plus rapide que le McDo! Mon truc à moi, c’est la Som Tam (Papaya salad), j’en trouve en bas de mon immeuble pour 50 Baht. Je suis aussi addict au Nam Tok, une autre salade thaïe pleine de saveurs.

 

Voilà cette nouvelle aventure d’expatriation qui commence et qui se poursuit en Thaïlande. Car à l’heure où j’écris cet article, ça fait déjà six mois que je suis dans cette curieuse contrée. 😉

 

Et vous, quels sont les pays dans lesquels vous aimeriez vivre ?